SOTG
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19921999

New York
Knicks

No Easy Baskets

La meilleure équipe qui n'a jamais gagné

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Titre

7

Années

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Un match des Knicks de Pat Riley se terminait souvent à 86-84.

Ce n'était pas un accident. C'était le plan.

Riley était arrivé de Los Angeles en 1991 avec quatre bagues gagnées en faisant courir Magic Johnson. À New York, il a fait l'inverse exact : ralentir le jeu jusqu'à l'asphyxie, gagner chaque possession au corps, et accepter qu'un match de basket puisse être laid tant qu'il était gagné.

Ça a marché presque tout le temps. C'est ce « presque » qui est le sujet.

1993, finale de conférence contre Chicago. Cinquième match au Garden, dernières secondes, Charles Smith récupère le ballon sous le panier et tente quatre fois de suite de le mettre. Quatre fois, un bras des Bulls sort de nulle part. Les Knicks perdront la série.

1994, Jordan a pris sa retraite. La porte est enfin ouverte, et les Knicks la franchissent : ils éliminent Chicago, puis Indiana en sept matchs, et se retrouvent en finale contre Houston. Septième match. John Starks, qui avait porté l'équipe pendant deux semaines, termine à 2 tirs réussis sur 18.

1999, dernière tentative. Huitième et dernière équipe qualifiée, ils sortent Miami sur un tir d'Allan Houston qui hésite sur l'arceau, balayent Atlanta, éliminent Indiana, et perdent Ewing sur blessure en chemin. Ils atteignent la finale sans lui et n'y gagnent qu'un match.

Huit ans, deux finales, aucun titre.

Il existe une manière condescendante de raconter ça, celle des équipes qui « n'ont jamais su gagner le grand match ». Elle est fausse. Ces Knicks ont perdu contre le meilleur joueur de l'histoire, puis contre Hakeem Olajuwon à son sommet, puis contre les Spurs de Duncan et Robinson. Il n'y a pas de défaillance à expliquer. Il y a seulement une époque où quelqu'un d'autre était légèrement meilleur, et où ils ont été là chaque année pour le vérifier.

Contexte

L'époque

New York s'est reconnue dans cette équipe plus que dans celle qui avait gagné.

Le Garden des années 90 était un endroit de mauvaise humeur. La ville sortait des années Koch et de la criminalité record de 1990, le métro était encore couvert de graffitis, et le public de basket y était le plus exigeant et le plus rancunier du pays. Une équipe qui gagnait 89-85 en sortant les coudes correspondait exactement à l'humeur ambiante.

Spike Lee au premier rang faisait partie du dispositif, pas du décor.

Il y a aussi une histoire de télévision. Ces Knicks ont fourni à la NBA son antagoniste idéal au moment précis où elle vendait Michael Jordan au monde entier : une équipe dure, lente, physique, contre laquelle le génie devait s'arracher. Sans le mur, l'exploit n'existe pas.

Et il y a Patrick Ewing, qui mérite mieux que sa réputation.

Arrivé en 1985 comme premier choix de draft dans une ville qui attendait un sauveur, il a joué quinze saisons à New York, en a porté huit sur les épaules, et n'a jamais été élu MVP. On se souvient de ses échecs parce qu'ils sont arrivés en juin, devant tout le monde. On oublie qu'il a fallu être immense pour arriver jusque-là.

Perdre longtemps au plus haut niveau demande une constance que gagner une fois ne demande pas.

Les joueurs

Les architectes

Les joueurs qui ont défini cette ère.

01

Patrick Ewing

02

John Starks

03

Charles Oakley

04

Allan Houston

Philosophie

Le système

Ralentir jusqu'à ce que l'adversaire s'ennuie, puis le faire payer physiquement. Pat Riley a construit une défense qui contestait chaque tir et rendait chaque pénétration coûteuse, à une époque où le contact au poste et le hand-check étaient encore autorisés. En attaque, tout remontait à Patrick Ewing au poste haut, avec un tir à mi-distance qui rentrait quand plus rien d'autre ne fonctionnait.

Le Garden en fin de printemps, Spike Lee au bord du parquet, des matchs à 86-84 et une salle qui hurlait sur une faute offensive